31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 23:13

Je ne sais pas vous mais pour ma part ces derniers mois j'ai l'impression de lire PARTOUT que le spirituel est la clé à tous les problèmes occidentaux. Pardon, le spirituel ET le YOGA. Of course. L'un ne va pas sans l'autre. Je devrais même ajouter à ce combo les incontournables "chakra" et "karma".

D'où vient cette euphorie hindouisme / bouddhisme / sikhisme, et j'en passe ? 

Le film adapté du livre d'Elizabeth Gilbert paru en 2006 "Eat, Pray, Love", mettant en scène la belle Julia Roberts, sorti en 2010 pourrait bien être la base d'un mouvement médiatique qui se démocratise d'année en année. Sur le papier l'idée est jolie et utopique : tout plaquer pour mieux se retrouver à l'autre bout du monde. 

Se reconnecter à soi : bullshit concept ?

Ce film retrace l'expérience de la romancière Elizabeth Gilbert ayant, à 32 ans, quitté mari et maison, avant de fuir en vacances à Bali. Elle y rencontre un soigneur lui prédisant qu'elle reviendrait à Bali et travaillerait avec lui. Après son divorce, elle passe 4 mois en Italie pour manger, quatre mois en Inde pour prier afin de trouver sa spiritualité et achève l'année à Bali, en Indonésie, à la recherche de l'amour. Durant le voyage, elle écrit ses histoires qui auront pour titre Manger, prier, aimer.

Fin de la parenthèse cinéphile.

Quand je vois que des filles de mon âge transpirent le bien-être, la confiance en soi (peut-être même un peu trop parfois, parce que s'afficher toujours à moitié nue c'est un peu du voyeurisme, pas sûr que les indonésiennes fassent de même) et semblent hyper épanouies... grâce au yoga et à des principes spirituels, je me dis que tout le monde peut alors leur ressembler. Pourquoi pas moi ? Parce que mes chakras sont certainement fermés ou bouchés, ou alors en mode off.

Ne plus se prendre la tête avec des histoires superficielles, faire la part des choses, laisser les gens parler. N'accorder de l'importance qu'à ce qui nous semble bon pour nous. Tout cela pour mieux se reconnecter à son "moi" intérieur. 

Serait-ce la crise de la trentaine ? Ou une crise lambda que de vouloir repenser sa manière de voir et de ressentir les choses ? Bien sûr que non. Au fond de nous, on en a tous (souvent un peu) marre des occidentaux et de leur mode de vie. Toujours s'enrichir, parfois même au détriment des autres (coucou Fillon et toute la clique), écraser les autres pour arriver à ses fins (surtout dans le milieu professionnel), devoir masquer tout signe de sensibilité et paraître fort. Mais pourquoi et surtout pour qui ?
 

Se reconnecter à soi : bullshit concept ?

Bali. Il parait que l'on revient transformé.
A vrai dire je n'y crois pas vraiment. Leur mode de vie n'est pas complètement applicable à nos pays de riches insatisfaits. Eux ils n'ont presque rien. Nous, tout. Et pour autant ils semblent plus relax que nous. Et pour être honnête, je n'ai pas envie de pratiquer le yoga ou rejoindre des "retraites" de la sorte. Une semaine, entourée de touristes, dans le but de repartir sur des bonnes vibes. Doit-on payer si cher (comptez entre 1 000 et 3 000 euros la semaine) et faire 19 heures d'avion pour se sentir mieux ? A la prochaine crise où iront-ils ?

Le bonheur est au fond de soi.
Il suffit de supprimer et de prendre le large de tout ce qui nous apporte trop de mauvaises ondes et de se concentrer sur ce qui nous semble "bien" et "juste". Tenter de penser positivement et d'agir toujours avec bienveillance. A mon sens, fuir la réalité finira toujours pas nous rattraper.

J'ai fait un tour à Bali, parce que l'Asie et moi c'est une grande histoire (et surtout parce que je ne me sens pas encore prête pour fouler le sol indien). J'ai croisé des voyageurs en quête de zenitude. Des femmes surtout. Un faciès glacial et un air hautain, leur tapis de yoga sous le bras, sont-elles ici pour chercher l'inspiration et tendre à devenir meilleure ? Ou sont-elles simplement là pour étoffer leurs albums photos de Facebook ou d'Instagram ?

Alors je vous pose la question, la quête du spirituel est-elle un business ?

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 08:27

A 20 ans on apprenait de nos erreurs sentimentales. On refusait de croire que les mauvaises histoires pouvaient abîmer un coeur finalement pas si invincible que ça. Bien souvent on répétait ces erreurs en continuant de côtoyer toujours le même type de profil : le garçon inaccessible.
A 30 ans on s'est (enfin) mis à comprendre pourquoi certains de nos ex (voire 99% d'entre eux) n'en valaient franchement pas la peine.  

Pourquoi avoir perdu autant de temps et d'énergie pour une personne qui ne nous correspondait (ou qui ne nous correspond actuellement) pas ?

Certainement parce qu'au fond de nous se niche un adage déculpabilisant "j'essaie au maximum avec lui et je n'aurais alors aucun regret". Alors nous prenions (trop) souvent sur nous et acceptions tout, voire n'importe quoi.

Les peaux de bananes c'est comme les mecs bien : on les voit et on les fuit ;)

Les peaux de bananes c'est comme les mecs bien : on les voit et on les fuit ;)

Avec le recul je peux vous garantir que certains signes ne trompent pas sur l'état de votre relation. Ne vous attachez pas à celui qui vous voit comme une "option" dans sa vie. Ne croyez pas au changement. Il n'aura jamais lieu.  

#PasLeTempsPourLesBoloss

Les messages sans réponse. Sérieusement ? Dans quelle langue faut-il le dire ? Non ce n'est pas normal de devoir attendre 15 heures pour avoir une réponse ou des nouvelles ! Vous feriez cela à quelqu'un qui vous plait ? Vraiment ? Réfléchis-y 10 secondes.

Le coup du "j'annule notre soirée, non mais tu comprends je vois finalement mes potes. J'avais zappé bla bla blabla blablaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa". MAIS LOL. Si dès le début vous vous heurtez à ce genre d'attitudes, je vous laisse imaginer la suite de l'aventure. OUI CELA EXISTE DES PERSONNES QUI VEULENT PASSER UN MAXIMUM DE MOMENTS AVEC VOUS ET QUI S'ARRANGENT POUR TENIR LEURS ENGAGEMENTS. On pourrait même qualifier ces gens comme étant "normaux". Laissez tomber les pseudo busy.

Au diable les "je te siffle et tu accours". Prochaine étape que comptez-vous tester ? Apprendre à donner la patte ? Hors de question de s'arrêter de vivre dans l'attente d'une pauvre proposition d'un 5 à 7. Sauf si vous aimez ressembler à une amante alors que vous êtes " sa nana".

Ne croyez pas que grâce (ou à cause) de vous, l'individu en face de vous se mettra subitement à répondre à vos attentes amoureuses. Cessez de vivre dans l'imaginaire "il va se rendre compte que je suis la meilleure chose qui lui soit arrivée". S'il ne pense pas cela dès les premiers mois, qu'est-ce qui le ferait changer d'avis ? Ne sommes-nous pas censés faire de notre mieux dès le début d'une relation ? S'il ne nous apprécie pas à notre juste valeur au bout de 2-3 mois... C'est qu'il ne nous adorera pas dans les mois qui suivent.

Tout est une question de timing également. Chacun avance à son rythme. Pas la peine d'en vouloir aux hommes qui ne veulent pas s'investir avec NOUS alors qu'avec leur nouvelle nana... Oui nous avons appris, par hasard, (en gros nous avons fouillé sur Facebook, Instagram and co) qu'il semble être à fond avec elle ! Ce n'est pas grave ! Vous allez rencontrer quelqu'un de 100 fois mieux que lui. Gardez en tête que les mauvaises rencontres vous feront davantage apprécier celle qui changera votre regard sur l'amour et sur le couple.

La liste des points "révoltants" prouvant le non-intéressement d'une personne envers vous ne s'étalera pas sur 40 exemples. D'une je n'ai pas le courage de citer tout ce que j'ai pu voir, subir ou entendre, et de deux parce qu'au fond de vous, vous le savez aussi bien que moi ce qui est bon ou pas pour VOUS. Ecoutez votre intuition. Si vous sentez que psychologiquement c'est compliqué avec lui alors vous savez ce qu'il vous reste à faire.

Je vous passe le "mieux vaut être seule qu'avec un mec qui s'en fout de vous". 
Cela pourrait même s'apparenter à la morale d'une fable. Au lieu de nous parler des cigales et des fourmis ou des tortues, il aurait mieux valu que La Fontaine s'attache à décrypter les relations amoureuses !

Vous méritez d'être considérée à 100%. Je vous promets que ceux qui sont prêts à s'investir avec vous ne ressemblent définitivement pas (mais ça arrive) à des geeks ou à des no-life ;) 

Le jour où vous vous sentirez épanouie et aimée pour ce que vous êtes vraiment, alors tout deviendra facile et limpide. 

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Publié par CamilleG - dans So Love
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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 08:34

On entend (trop) souvent la gente féminine se plaindre de "faire tous les efforts du monde" dans leur couple alors que Monsieur "attend que ça se passe". Fausse ou bonne accusation ?

Nous avons toutes déjà hurlé à la mort sur notre mec en lui expliquant que si le couple ne fonctionnait plus ce n'était pas du tout de NOTRE faute ! La preuve : on a TOUT fait pour que ça marche ! On s'est investi à 160% alors que lui... ne faisait pas grand chose.

Nous devions trouver toutes les idées pour occuper les week-ends, dénicher des bons plans de vacances, parler d'autres choses que de nos copines...  Bref on sortait de notre petite sphère personnelle. Et si on tentait de le laisser prendre les choses en main, c'était un sketch. A l'écouter on pouvait rester à tourner en rond dans l'appartement sans en sortir de la journée. Génial. Merci bien. Au revoir. Hasta la vista. Ciao.

Non je suis pas une féministe mais...

C'est un fait courant et vrai : il existe une dissymétrie du don et de l'investissement dans la relation homme-femme. Et si j'allais plus loin, je rajouterai même une "non-reconnaissance", voire de l'ingratitude de la part de notre cher et tendre face à tous nos efforts. Nous nous plaignons, souvent pour ne pas dire TOUJOURS, de donner trop et de recevoir peu ou presque pas.

Nous avons l'impression de faire TOUT ce qu'il faut de bien et de bon pour que notre couple fonctionne.

Couple : les femmes portent-elles trop la relation ?

Le hic de l'histoire ? 
Certainement trop poussée par la peur de l'abandon, le fort besoin de se sentir aimée et de trop vouloir compter pour l'autre, nous voilà à faire n'importe quoi. Mais le souci c'est que l'on ne devrait pas donner pour attendre en retour. On devrait offrir de l'amour sans contrepartie. Sinon c'est la catastrophe et la frustration assurées. 

Des psychologues / psychiatres (toute la clique) s'attachent à croire que l'éducations des filles en serait la cause. Nous sommes habituées dès le plus jeune âge au sens du sacrifice et aux concessions. Nous nous portons au service et à la disposition de l'autre assez naturellement. C'est flippant. Nous sommes des Cendrillon en herbe ! WAKE-UP.

Ce "gentil" trait de caractère, finalement pas inné, nous pousse à décrypter les besoins de Monsieur sans qu'il n'ait besoin de prononcer un mot. 

Au temps des mammouths...
Revenons en arrière pour comprendre. Pendant que les hommes chassaient silencieusement (c'était davantage pratique pour éviter que le gibier ne fuit) et solitairement, les femmes papotaient entre elles et s'occupaient de leur progéniture. La parole est au fil du temps devenue un élément nous caractérisant plutôt bien ! Même chose pour "prendre soin" des autres. Pour nous c'est même devenu "normal". Aujourd'hui, nous portons le même constat : l'homme donne des actes. La femme, elle, offre des actes ET des paroles. La nana est donc doublement généreuse ahah !

Remarquez tant mieux ! Cela fait de nous des êtres bienveillants au don de générosité naturel.

Sauf que nous serions de vieilles sorcières démoniaques...
D'un point de vue masculin, nos tentatives de trop bien faire sont le fruit d'une stratégie d'appropriation et de contrôle. Pire, nous pouvons leur rappeler l'invasion maternelle. Nous osons empiéter sur le territoire du mâle. Territoire bien défendu. Alors que nous nous engageons plus aisément et avec sérieux dans une relation de couple, ces messieurs, eux, disons-le franchement, galèrent ! Et oui ! Pour les mecs, s'investir = devoir renoncer aux autres femmes. Une dure épreuve à accepter pour la gente masculine.

Ce qu'il faut retenir ?
Chacun devrait donner ce qu'il veut sans attendre de gestes en retour. Evitons de croire que notre façon de faire est la bonne et qu'il n'en existe pas d'autres. Retenons que nous ne comprendrons jamais à 100% l'autre et que nous ne pourrons pas l'aimer tel qu'il le voudrait. Faisons de notre mieux, c'est le plus simple.

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 07:52

Dans le Pyschologie magazine de février 2017, un dossier était consacré au "sexe dans le couple". Inutile de préciser que la société nous conditionne à croire et à penser que la "normalité" existe de ce côté.

47% des français (sondage d'Ipsos pour Philosophie magazine) pensent que la société en général (et les médias également) donnent une image exagérée du sexe.
47% estiment même que c'est un plaisir dont on peut se passer.

Peut-on arrêter d'écouter les autres et surtout les on-dit ?
Les sexologues affirment que le discours social sur la sexualité est trop normatif et anxiogène. La sexualité est vécue comme une performance sportive. Aller toujours plus loin, gonfler son tableau de chasse, avoir la bonne fréquence, connaître la meilleure façon de faire... Autant de défis et d'objectifs qui ne rencontrent finalement jamais de "fin" et qui mènent à la frustration.

Bientôt ils vont nous sortir le chronomètre. Remarquez ces airs de compétition motiveraient peut-être certain(e)s à foncer à la salle de sport.

Couple et amour : en fait-on des tonnes ?

Certains, en couple ou non, paniqueront à l'idée d'avoir une faible fréquence. Or, si dans un couple, les 2 sont sur la même longueur d'onde au niveau de ce "régime", leur relation n'est absolument pas synonyme d'échec. A contrario chez des super-actifs, leur satisfaction n'est pas toujours celle que l'on imagine : certains préféreraient finalement un bon vieux hamburger-frites que de répéter encore et encore cette mécanique sans désir.

Fifty shades of grey : et si on en gardait que les BO 
Les livres et films de cinéma basés sur des thématiques SM connaissent un succès sans nom. Un engouement médiatique que tous n'ont pas forcément compris. Le souci c'est que les individus en viennent à culpabiliser de ne pas être branché SM ou échangiste (ou autre je ne vais pas tous les citer non plus). Le week-end dernier je suis allée voir Fifty shades darker (la suite sortie mercredi dernier). J'ai trouvé cela tellement réducteur pour l'image de la femme, limite dérangeant. En voyant la pucelle provinciale s'abandonnait aux joies du SM aussi facilement, je me suis dit que rien ne tournait rond.

Les rencontres internet, un eldorado qui a encore de beaux toujours
Je ne vais pas vous ressortir le discours sur les sites et applications de rencontres. Qui se rencontre encore naturellement (et facilement) au 21e siècle ? Chose compliquée, sauf si le taux d'alcool est élevé... C'est là que les gens osent affronter l'inconnu sans parachute.  Si vous êtes branché virtuel et que vous ne savez pas vraiment sur quel site vous attardez, alors je peux vous conseiller de lire les avis Meetic. Ce dernier garde une bonne image et semble fonctionner beaucoup mieux que ses concurrents.
Cela vous évitera de tester tout et n'importe quoi !

Et je conclurai avec les mots de la psychanaliste Sophie Cadalen "Ce ne sont pas habitudes qui tuent la sexualité, c'est la peur de se découvrir, de montrer des facettes de soi inconnues".

Si vous ne devez retenir qu'une seule chose de cette enquête, c'est celle-ci : ne vous fiez pas à ce que vous voyez dans les médias, dans les films ou même dans votre entourage. Vivez les choses comme VOUS vous le sentez. Et tout se passera bien. Personne n'est objet et personne ne doit aller à l'encontre de ses envies.

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Un Sujet En Particulier ?