15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 17:42

Une nouvelle génération de "coachs séduction" fleurit à tout va avec des conseils inspirés de chansons rappées par de jeunes hommes aux cheveux longs... Le souci ? En plus de faire référence à des mecs qui utilisent des fers à lisser, les astuces vendues ne répondent absolument pas aux attentes féminines.

Récemment est sorti un livre au titre vendeur qui laisserait presque rêveur "Les secrets pour toutes les faire tomber". Avec un titre pareil, nul doute que la lecture vaut le détour. Ou pas. L'auteur se la joue romantique, au service de l'amour bla bla. Mais quel hypocrite !

Devrais-je la jouer prof de français et revenir sur le sens de "les faire tomber" ? Quel est l'abruti qui parle encore ainsi des femmes et qui n'a toujours pas compris que personne n'est l'objet de personne ?

Sérieusement quel garçon s'imagine que "toutes" les nanas vont craquer face à un mec qui aura bouquiné les dires d'un gourou superficiel qui se pavane en costume sur les réseaux sociaux ?

Histoire d'avoir un avis éclairé sur cette littérature, j'ai lu des passages. Ce qu'il faut en retenir ? En plus de ne rien comprendre aux femmes, l'auteur doit certainement passer son temps libre sur les applications de rencontres pour essayer de développer son tableau de chasse inexistant. Pour un pro de séduction, on repassera.

Petite mise en bouche
Grand moment lorsqu'il nous explique dans quelles situations il faut payer l'addition ou non. Si la fille parle trop d'elle, elle devra payer son verre... On retiendra aussi l'astuce géniale de "commence la soirée en draguant des filles moches pour t’entraîner, histoire de te mettre dans l'action". Sérieusement ? Mec, tu aimerais qu'un serial loveur face de même à ta soeur ? (ou à ta mère ?)

Mais le must se trouve dans l'introduction du bouquin. Accrochez-nous, nous avons affaire à un business man globe-trotter, et attention, il ne pose pas bagage n'importe où ! "Ecrit entre Paris, Ibiza, New-York et Andernos-les-bains"... Des villes clichées, exceptée la dernière. Le mec s'était certainement trompé de vol ou de train. C'est du moins ce que j'en ai conclu vu la niaiserie de sa présentation. Est-ce qu'il a trop abusé des pilules magiques à Ibiza pour devenir ainsi ? Certainement.

Chers lecteurs masculins, laissez tomber les sites et bouquins publiés par des hommes qui souffrent d'un excédent de testostérone. Cet article GRATUIT pose quelques bases pour vos prochaines rencontres et/ou relations.

Ces trucs qui font craquer les filles

1. Ne vous faites pas plus beau que vous n'êtes
Les filles sont des stalkeuses à un point que vous n'imaginez pas. Sachez-le. Elles retiennent TOUT ce que vous leur dites. Les détails seront vérifiés, un par un, à la loupe. Si vous commencez à vous inventer une vie, arrêtez immédiatement. Vous finirez par vous trahir avec des phrases contradictoires. Et vous passerez pour un gros plouk sans life, en plus de finir seul votre soirée (voire votre vie).

2. Payez l'addition
C'est la base ! Et vous pouvez vous le permettre puisque vous gagnez plus que nous ! Quoi, je donne dans le cliché ? En êtes vous sûrs ? Au pire, si elle insiste, laissez-la régler un petit truc, genre le café. Je ne suis pas de l'école de ces féministes qui militent pour l'équité sur tous les plans. Offrir un verre ou une salade, cela porte un nom : la galanterie. Et non, les filles ne sont pas toutes des michtos. Arrêtez d'écouter les intellectuels de PNL.

3. Le coup des fleurs n'est pas has been
Non cela ne fera pas de vous un canard, sauf si vous vous pointez au premier rencard avec un bouquet de roses rouges... Trouvez de bonnes occasions pour aller chez le fleuriste. Nous avons toutes un vase qui traîne à la maison (ou au pire un verre doseur, vous sentez le vécu ?). Le jour où vous commencerez à être intime et que vous cherchez une idée de cadeau (anniversaire, fêtes...). Petit coup de pouce, je valide le fameux la vie est belle parfum intense. Optez pour un parfum femme floral (si possible pas le même que votre ex). 

4. Respectez vos engagements
Vous avez prévu de vous voir ? N'annulez pas votre rencontre car vos potes veulent subitement faire un five ou un poker. Vous aimeriez qu'elle vous décale, à la dernière minute, parce qu'elle va finalement boire un verre avec une copine ? Personne n'est à la disposition de personne. Si vous agissez ainsi, vous obtiendrez l'image de ce que vous êtes : un égoïste qui n'a pas de parole. Et elle aura bien raison de passer à autre chose. Et si c'est elle qui vous fait ce coup, next.

Ces trucs qui font craquer les filles

5. Ne vous croyez pas supérieur (aux autres et à elle)
Que c'est insupportable le petit roquet qui grogne sur tout ce qui croise, n'est-ce pas ? Et bien les hommes qui s'imaginent être les meilleurs, les plus beaux et les plus riches, c'est pareil (#CoucouLesFinanciers) ! Votre ego surdimensionné n'intéresse que vous ! Ou bien une pauvre fille à la quête d'un mariage blanc.

6. Faites le deuil de votre passé
Non les femmes ne sont pas des assistantes sociales, tout comme les hommes ne sont pas des psychologues. Si votre ex vous hante, forcez-vous à passer à autre chose avant de vouloir faire des rencontres. Vous ne sera dans une mood propice à une relation. Sérieusement, les mecs qui pleurnichent sur Florence qui est partie avec le pote, non ça ira sans façon. Une fille n'est pas là pour assister à votre descente en enfer. On a bien mieux à faire.

7. Ne vendez pas du rêve
Vous ne voulez rien de sérieux alors qu'elle oui ? Laissez la tranquille et aller jouer avec une nana qui se vante d'être dans votre délire. La vie est trop courte pour faire perdre du temps aux gens. Et franchement, faire du mal aux autres, je n'ai toujours pas compris le concept de la chose. Pourquoi ? En quel honneur ? Si vous avez eu des problèmes dans votre enfance ou avec vos exs, allez consulter ! Mais ne prenez pas pour cible autrui ! Ils n'y sont pour rien.

Messieurs, retenez une chose : la réalité sur les relations ne se trouvent pas auprès des hommes frustrés qui prodiguent des conseils par envie de vengeance. Faites preuve de bienveillance et vous tomberez sur des filles qui en valent la peine. Mais si vous commencez à jouer aux imbéciles tinderiens, vous récolterez le karma qui va avec.

Et comme dirait ma nièce, qui va à la chasse, perd sa place.

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 10:27

Mais la question serait plutôt : est-ce que les couples ont déjà marché ? Ahaha… Détendez-vous je plaisante. Bien sûr que l’amour existe et que ce n’est pas né d’un concept, inventé à l’époque des châteaux-forts, pour canaliser la bourgeoisie et forcer ces messieurs à s’assagir. Et là vous vous demandez « mais de quoi elle parle ? ». Quoi, nous n’êtes jamais tombé sur un rageux (ou une rageuse, ça marche aussi) qui vous a sorti sa grande théorie sur les histoires d’amour ? Je me serais presque cru dans un complot des Illuminati. 

Remarquez, ces derniers temps je me demande si l’amour aura l’occasion de perdurer dans les siècles à venir. Je le dis et je le répète : Tinder and co tuent les relations et l’image du couple. Tester ces appli ou sites pendant 3 mois pourquoi pas, mais pousser l’expérience plus longtemps, et cela vous conditionnera fortement… Attention je ne fais pas de généralités. Cet article concerne surtout les jeunes de ma génération. C’est à la suite de larges débats avec des proches que j’ai tirés ces constats (un peu alarmants). Peut-être que vous aussi vous avez remarqué que…

POURQUOI ON N’ARRIVE PAS (ou plus) À S’INVESTIR ?
POURQUOI ON A ENVIE DE PASSER A AUTRE CHOSE AU BOUT DE TROIS MOIS ?

 

On imaginerait presque je suis en pleine réflexion... En fait c'était juste le temps de 3s pour la photo :D

On imaginerait presque je suis en pleine réflexion... En fait c'était juste le temps de 3s pour la photo :D

Alors le coup du « c’était pas le bon », pardon mais là il faudrait penser à changer de disque. Les autres ne sont pas toujours la cause de notre manque d’investissement dans nos relations. Parfois si, je vous l’accorde, mais il serait temps de comprendre le conditionnement social dans lequel nous sommes bercé, pour remettre en question notre schéma + notre vision de l’Amour.

Nous devenons égoïstes
Sous prétexte que tout est une corvée dans la vie : les courses alimentaires, mettre le plein d’essence, aller au boulot, payer ses impôts… Nous nous sommes convaincu que nous faisions assez de compromis et d’efforts dans la vie pour devoir faire encore d’autres sacrifices. Nous recherchons la facilité et au moindre obstacle nous fuyons. Nous sommes prêts à quitter une relation sans lui avoir laissé le temps d’évoluer.
Cela vous étonne ? Nous ne prenons plus le temps d’aimer. Nous sommes trop occupé à vouloir accéder à nos rêves… matérialistes.

Nous voulons de la passion
Et nous détestons la routine. Se retrouver face à quelqu’un et partager des moments de silence ? Très peu pour nous. Faire la fête, aller au cinéma, se faire des restau, oublier la réalité, autant d’activités fortes que nous voulons partager à deux (car solo ce n’est pas funky). Et puis si notre compagnons pouvait accessoirement nous mitrailler de photos pour qu’on puisse les mettre sur nos réseaux sociaux… ça serait sympa ! C’est grâce à l’autre et à l’excitation que nous nous sentons vivant. Une fois l’adrénaline retombée, nous devons faire face à l’autre, un contexte que nous jugeons trop banal. Trop habitué à l’action, nous nous détournons des moments paisibles. Nous nous imaginons qu’avec quelqu’un d’autre, tout serait différent… 
Trop impatients et contradictoires, nous voulons une relation forte sans prendre le temps de la développer.

Nous esquivons l’engagement 
Cette phobie s’est ancrée dans les mœurs. Nous en venons à croire que nous ne sommes pas faits pour les histoires de couple. Il devient inimaginable de rester avec la même personne toute une vie. J’entends souvent ce discours « je ne suis pas faite pour être en couple, je ne suis sûrement pas comme les autres bla bla… Mes relations ne marchent jamais bla bla… ». Derrière ces phrases se cachent la peur de l’échec et la peur de l’abandon (et peut-être aussi un égo surdimensionné) .

Et quand on trouve « l’amour », une personne bien, quelqu’un qui nous convient, parfois nous faisons tout foirer (consciemment et inconsciemment). Nous esquivons l’intimité avec l’autre. Comment poser les bases d’un couple ainsi ?

Lorsque nous estimons que la relation ne fonctionne pas (alors que nous avons fait aucun effort), nous coupons les ponts. Et nous nous rassurons avec l’idée que nous sommes des milliers sur la planète, que nous avons un choix infini...

Ces changements, les médias rattachent cela à l’émancipation féminine et à une consommation "naturelle" puisque nous sommes une génération de zappeurs.

Sérieusement ?

Plus rien ne m’étonne dans ce monde, pas même ce chirurgien plasticien-esthétique de Lyon qui vient de me démarcher commercialement sur Instagram avec son compte aux photos nues d'avant/après…. WTF ?

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 06:47

N'y a-t-il pas d'amour heureux ? Cette question posait par Guy Corneau mérite le détour. Sa réponse, dont l'objet fait un livre, devrait être au programme de lecture des lycéens. Je vous conseille cette lecture pour approfondir et compléter mon article.

L'égalité et la compréhension, seuls remèdes 

Autrefois, j'ai l'impression que c'était il y a plus de 400 ans mais en fait pas du tout, c'était hier... Je disais donc, autrefois, la paix domestique reposait sur le sacrifice de la femme au profit de son conjoint. La femme niait son individualité, ses ambitions, sa créativité et ses goûts pour élever les enfants. Cette vision de la société portait le (doux) non de patriarcat. Les femmes se soumettaient à l'autre puisque l'homme pensait mieux et ce qu'il ressentait était plus important que le reste. Aujourd'hui nous nous demandons encore comment cela pouvait être possible. Malheureusement ce schéma perdure encore dans les moeurs de certaines personnes. #CoucouLesMachos

La pilule, le premier jalon de la perte de pouvoir des hommes, l'arrivée des femmes sur le marché du travail dans les années 60, le féminisme actif de 1970... Le couple a pris un certain coup et est devenu un champs de bataille.

Comment être unis en continuant d'être 2 individus à part entière ?

Grâce à l'estime de soi. C'est LE facteur déterminant de nos relations affectives. Pour avoir la capacité d'aimer et de s'aimer, il faut avoir senti que ceux qui nous élevaient, nous aimaient. c'est la base dans la fondation saine de l'estime de soi. Si l'enfant n'a pas reçu de bienveillance, il tombera dans un narcissisme maladif. Pour tenter de réparer ses blessures, il niera son pouvoir personnel et le donnera au premier venu : dépendance. Un manque d'amour développe la difficulté à savoir ce qui est bon pour soi.

L'identité sexuelle se construit dans le rapport tenu entre l'enfant et le parent de même sexe. D'un rapport négatif avec la mère, découlera pour la fille une difficulté de lier des amitié avec les nanas.

 

Comment les liens père-fille et mère-fils conditionnent nos amours

Père - Fille : le silence

La fille comble le vide par le fantasme du Prince Charmant (Coucou Disney). Un père prude confond tendresse & sexualité. Par son silence, à partir de la puberté, il lui inflige sa plus grande peine d'amour. Cette négligence laisse un vide intérieur et un manque de confiance chez la fille : elle devient esclave d'un besoin de plaire et d'être désirée. Ce vide fait peur à ses prétendants. Elle rêve d'un couple où l'affection de son compagnon lui ouvrirait les portes de l'Amour. Oppressante, le mec la repousse. Il ne supporte pas sa possessivité et fuit. Il n'est pas là pour guérir une blessure d'amour-propre. Après tout c'est vrai, il n'est pas psy... Elle conclue "tu vois, ce n'est pas un homme pour toi". Elle rejette les paroles de son ex qui lui explique le pourquoi de cette rupture. Elle croit entendre sa mère et nie. Elle cache son insatisfaction en se réfugiant dans des espoirs de changements.

Voilà comment se fabrique la femme qui aime trop.

Pourtant on ne peut pas en vouloir à ces hommes qui rompent. Ce n'est pas à eux de régler le problème d'estime de leur conjointe. Pour accepter l'amour et la sécurité de l'autre, il faut avant tout avoir l'autonomie suffisante pour pouvoir vivre sans homme. Les fantasmes négatifs incarnés par l'image du Prince Charmant (Recoucou Disney) rendent la vie misérable à force des déceptions amoureuses et de l'attente passive. Audace, courage, fermeté... Au lieu d'imagine un preux chevalier, il faudrait que la fille se projette et se voit en accord avec soi, aimant son corps, son esprit, ses sentiments...

Les parents qui n'accordent pas assez de valeur à l'enfant font de leur progéniture un être hypersensible aux autres. Cette hypersensibilité a pour but de développer son amour-propre en méritant l'approbation d'autrui. A trop vouloir plaire, l'enfant trahit sa véritable personnalité et il est contradiction avec son MOI intérieur.

Par la suite, cette faible estime de soi poussera cette fille à choisir des hommes qui ne la respectent pas. Elle découvrira un jour que si elle aime autant, en se voilant la face, c'est car elle ne s'aime pas assez.

Crédit photo : Avel Chuklanov

Crédit photo : Avel Chuklanov

Mère - Fils : ça se complique

Vous l'aurez compris en lisant la première partie de l'article, la fille devenue mère, aspire à exister auprès de son conjoint et de ses enfants... Vous sentez le carnage arriver ou pas ? Une femme peut enfanter pour remplir le vide qu'elle a en elle. L'enfant devra satisfaire les lacunes affectives d'une mère (complexe maternel) qui a manqué d'un père. Lavé, nourri, logé, habillé, tout dans l'excès, la petite divinité aura tendance à exiger la même chose de la part de ses partenaires futures. La pression de l'amour maternel oblige le fils à maintenir la barrière de l'inceste et à imprimer chez lui une peur du désir féminin. Il craint également de se retrouver à nouveau dans les mains d'une femme sans avoir la capacité de poser des limites.

Est-ce que je vous parle de ce mec, qui a 31 ans, vit toujours chez papa-maman ? Sa mère lui fait son lit, lui range sa chambre, lui fait ses valises.. lui.... bref tout quoi. Est-ce que ce garçon est devenu un homme mature capable d'aimer normalement ?  Est-ce que sa gentille mère est froide avec ses partenaires ? Oui, souvent. Résultat ? Il s'enfermé dans un cercle infernal (de culpabilité) où il ne veut pas être éloignée de maman. Moi je vous le dis, avec des mères pareilles, naissent des émissions comme "Qui veut épouser mon fils". (La réponses est personne, bien évidemment). 

Voilà pourquoi nous rencontrons tant d'hommes lâches :
Le maintien de la fusion mère-enfant au-delà des premières années aura des conséquences surtout au niveau des relations amoureuses. Son besoin d'autonomie sera mal perçu par nous les filles en manque d'amour... Il culpabilisera et continuera d'avoir peur de nous blesser. Comme avec sa maman... Vous comprenez ? Tant que l'homme ne sortira pas du "mariage symbolique" avec sa mère et qu'il fera face à la culpabilité et aux remords qui en suivent, il ne pourra pas gagner son indépendance réelle. Il faut affronter le dragon maternel au risque de faire la peine à sa maman.

La fameuse phrase-arnaque "J'étouffe avec ma partenaire" = peur de l'engagement à cause de l'emprise du complexe maternel. 

 

Comment les liens père-fille et mère-fils conditionnent nos amours

Les hommes sont éduqués pour devenir des héros et les femmes pour être en couple.

Côté filles, on nous met en tête que l'amour va tout régler, qu'il compensera nos vides et que la solution finale serait de s'occuper d'un enfant. La tentative d'emprise motivée par l'insécurité fait fuir l'homme. Mais il arrive qu'il ne fuit pas et qu'il s'attache à elle pour les mauvaises raisons : il se sent coupable de la quitter si elle est en détresse. Une culpabilité qu'il ressent déjà envers sa mère...

L'ignorance de chacun par rapport à ses blessures rend inévitable les répétitions qui constituent finalement une chance pour prendre conscience que :
- l'amour ne peut pas nous sauver de nous-même
- les passions amoureuses sont fondées sur les carences de chacun. Elles deviennent rapidement des prisons. Deux verres vides qui se rencontrent, se soudent...

L'amour se donne sans condition et sans chaîne. La liberté d'être qui il/elle est, est le plus beau cadeau que l'on puisse offre à sa/son partenaire.

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 23:13

Je ne sais pas vous mais pour ma part ces derniers mois j'ai l'impression de lire PARTOUT que le spirituel est la clé à tous les problèmes occidentaux. Pardon, le spirituel ET le YOGA (mais j'adore le yoga, attention). Of course. L'un ne va pas sans l'autre. Je devrais même ajouter à ce combo les incontournables "chakra" et "karma".

D'où vient cette euphorie hindouisme / bouddhisme / sikhisme, et j'en passe ? 

Le film adapté du livre d'Elizabeth Gilbert paru en 2006 "Eat, Pray, Love", mettant en scène la belle Julia Roberts, sorti en 2010 pourrait bien être la base d'un mouvement médiatique qui se démocratise d'année en année. Sur le papier l'idée est jolie et utopique : tout plaquer pour mieux se retrouver à l'autre bout du monde. 

Se reconnecter à soi : bullshit concept ?

Ce film retrace l'expérience de la romancière Elizabeth Gilbert ayant, à 32 ans, quitté mari et maison, avant de fuir en vacances à Bali. Elle y rencontre un soigneur lui prédisant qu'elle reviendrait à Bali et travaillerait avec lui. Après son divorce, elle passe 4 mois en Italie pour manger, quatre mois en Inde pour prier afin de trouver sa spiritualité et achève l'année à Bali, en Indonésie, à la recherche de l'amour. Durant le voyage, elle écrit ses histoires qui auront pour titre Manger, prier, aimer.

Fin de la parenthèse cinéphile.

Quand je vois que des filles de mon âge transpirent le bien-être, la confiance en soi (peut-être même un peu trop parfois, parce que s'afficher toujours à moitié nue c'est un peu du voyeurisme, pas sûr que les indonésiennes fassent de même) et semblent hyper épanouies... grâce au yoga et à des principes spirituels, je me dis que tout le monde peut alors leur ressembler. Pourquoi pas moi ? Parce que mes chakras sont certainement fermés ou bouchés, ou alors en mode off.

Ne plus se prendre la tête avec des histoires superficielles, faire la part des choses, laisser les gens parler. N'accorder de l'importance qu'à ce qui nous semble bon pour nous. Tout cela pour mieux se reconnecter à son "moi" intérieur. 

Serait-ce la crise de la trentaine ? Ou une crise lambda que de vouloir repenser sa manière de voir et de ressentir les choses ? Bien sûr que non. Au fond de nous, on en a tous (souvent un peu) marre des occidentaux et de leur mode de vie. Toujours s'enrichir, parfois même au détriment des autres (coucou Fillon et toute la clique), écraser les autres pour arriver à ses fins (surtout dans le milieu professionnel), devoir masquer tout signe de sensibilité et paraître fort. Mais pourquoi et surtout pour qui ?
 

Se reconnecter à soi : bullshit concept ?

Bali. Il parait que l'on revient transformé.
A vrai dire je n'y crois pas vraiment. Leur mode de vie n'est pas complètement applicable à nos pays de riches insatisfaits. Eux ils n'ont presque rien. Nous, tout. Et pour autant ils semblent plus relax que nous. Et pour être honnête, je n'ai pas envie de pratiquer le yoga de cette façon là ou de rejoindre des "retraites" de la sorte à des milliers de kilomètres. Une semaine, entourée de touristes, dans le but de repartir sur des bonnes vibes. Doit-on payer si cher (comptez entre 1 000 et 3 000 euros la semaine) et faire 19 heures d'avion pour se sentir mieux ? A la prochaine crise où iront-ils ?

Le bonheur est au fond de soi.
Il suffit de supprimer et de prendre le large de tout ce qui nous apporte trop de mauvaises ondes et de se concentrer sur ce qui nous semble "bien" et "juste". Tenter de penser positivement et d'agir toujours avec bienveillance. A mon sens, fuir la réalité finira toujours pas nous rattraper.

J'ai fait un tour à Bali, parce que l'Asie et moi c'est une grande histoire (et surtout parce que je ne me sens pas encore prête pour fouler le sol indien). J'ai croisé des voyageurs en quête de zenitude. Des femmes surtout. Un faciès glacial et un air hautain, leur tapis de yoga sous le bras, sont-elles ici pour chercher l'inspiration et tendre à devenir meilleure ? Ou sont-elles simplement là pour étoffer leurs albums photos de Facebook ou d'Instagram ?

Alors je vous pose la question, la quête du spirituel est-elle finalement un business ?

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