21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 06:23

A 48 heures du premier tour, la question est désormais posée sans complexe "tu vas voter pour qui dimanche ?". Besoin de se rassurer et de savoir si on a fait le bon choix, nous assaillons notre entourage pour connaître leur intention politique. Soyons honnêtes : nous sommes complètement paumés et incapables de rester fidèle à notre choix initial. Les titres surfaits de la presse nous font chavirer tous les deux jours.

Il est clair que ce capharnaüm présidentiel, digne d'une peinture picassienne, ne nous aide franchement pas à conclure. Les Grands débats, plus comiques les uns que les autres, n'ont fait que donner matière à la presse pour moquer les moins réputés et mettre en avant leur favori. Macron a le vent en poupe. Poutou amuse la galerie avec ses punchlines, Mélanchon chauffe le public avec une ironie déconcertante, Marine tente difficilement de faire la différence mais remercie intérieurement les fichiers S. Et Fillon galère, droit comme un balai, en balançant des pics sexistes. Vieille France je te plains. Quant aux autres, s'ils n'avait pas eu leurs 500 signatures, cela serait presque pareil. 

Alors que l'on pourrait s'évader lors d'un weekend insolite et oublier toutes ces histoires de détournements de fonds, on reste à la maison pour remplir notre devoir de "bon" citoyen. Adieu nuit originale à bord d'un voilier. Moi qui m'y voyais déjà en train de crier "à tribord toute, bâbord c'est fini...". Encore heureux que l'élection ne tombe pas un week-end de trois jours... Les voteurs blancs, vous, on vous libère de tout impératif.

Qui continuera de bafouer la démocratie, d'endetter le pays comme l'ont fait nos voisins méditerranéens,  et de profiter de nos impôts croissants pour les cinq années à venir ?

Espérons que les Français fassent la part des choses, et qu'ils laissent les banquiers et les utopistes à leur place d'hasardeux.

Quoi qu'il en soit, quelque soit le résultat de cette supercherie, dans 3 mois débuteront les congés payés d'été et on aura déjà tout oublié. Comme si de rien était... Ainsi va la France et ainsi perdure l'anesthésie.

Coming-out... électoral

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 07:49

Sachez-le, la vérité finira toujours par éclater. La vie est drôlement bien faite. 

Le mensonge pourrait être LE point commun de tous les individus terrestres. Nous mentons tous. Certes à des degrés (très) différents. Les motivations sont cependant parfois recevables : une copine qui a pris 3 kilos après une ruptures difficile, devons-nous le lui faire remarquer ? Un artiste fier d'exposer ses oeuvres, que l'on déteste par dessous tout, allons-nous casser ses espoirs de détrôner Chagall ? Devons-nous également répéter les critiques que ce garçon tient au sujet de sa belle-mère, une dame que nous connaissons depuis notre enfance ?

Notre silence vaut de l'or.

On commencerait presque à envier l'éternelle neutralité de la Suisse. Un coffre-fort blindé de mensonges confiés par les uns et par les autres. Ils ne s'en échapperont certainement jamais.

Les petits mensonges n'ont pas le but de pervertir notre vie ou celles des autres. Il se pourrait même que l'on finisse naturellement par laisser couler et laisse parler. Mais ça c'était avant.

Avant de finir par se rendre compte que dans son entourage nous avions laissé entrer le plus gros des menteurs. C'est à se demander si son père spirituel n'est pas Balkany ou s'il n'a pas pour projet professionnel de devenir porte-parole de Fillon.

Comment réagir quand on s'aperçoit que l'on fait face à un super pote qui s'invente une vie de A à Z? Il serait locataire mais se dit proprio de 2 appartements. Il garde un chat d'un ami depuis quelques mois alors que c'est le sien depuis plus de 7 ans. Il s'imagine être PDG d'une chaine de magasins alors... alors que non.

Au fond de nous, l'intuition certainement, nous nous apercevions compte de ses "petits" mythos, que quelque chose n'était pas logique. Et pour preuve, il changeait de versions à nos questions tous les 3 mois, ne se souvenant plus de ce qu'il avait pu répondre initialement. 
 

Avoir un pote mytho

Une amitié peut-elle se baser sur des mensonges plus gros les un que les autres ? 

Bien sûr que non. Surtout lorsque que vous vous retrouvez mêlés aux fourberies qu'il use auprès de la fille qu'il fréquente. Vous savez, cette fille qu'il ne cesse de dénigrer et de tromper alors que vous apprenez qu'il la couvre de JE T'AIME. Cette fille a qui il ment sur la cause de ses ruptures : aurait-il peur d'avouer qu'il use de stratèges de jaloux possessifs et que ses ex finissent par le fuir ?

Que faire quand sa nouvelle "nana" prend contact avec vous pour avoir des réponses ? Comment réagir quand vous vous apercevez qu'il existe au moins 3 versions différentes de la vie de votre "ami". Qu'en serait-il si vous deviez confronter ce qu'il vous raconte, auprès de son entourage ? 

Etrangement, ou pas, ce genre d'individu n'a que très peu d'amis. A force de faire preuve de sentiment d'infériorité, il en vient à trop mentir, peut-être même qu'il finit par croire que ce qu'il raconte est vrai... Petits mensonges devenus gros mensonges. Un cercle vicieux.  

Est-ce ainsi que l'on développe la pathologie de la mythomanie ? A cause d'un manque de confiance en soi ?

Je viens de payer les frais des mensonges d'un homme soit-disant mature de 32 ans. Un homme qui me qualifiait de "meilleure amie". Une "meilleure amie" qu'il bernait depuis le début. Une "meilleure amie" à la mémoire d'éléphant qui, sans qu'il ne le comprenne, testait ses paroles en lui posant les mêmes questions à plusieurs semaines d'intervalle. Une "meilleure amie" qui le protégeait et qui essayait à chaque fois de se dire qu'il finirait par avouer toute la vérité.

Aurais-je dû lui faire remarquer à ces moments précis qu'il mentait sans cesse et qu'il déformait complètement sa vie ? Ma peur de le blesser avait pris le dessus. Mais aujourd'hui c'est sa mythomanie qui m'effraie. Son chien qu'il a fait disparaitre du jour au lendemain de sa vie sans donner la même version aux gens... 

Il y a des personnes que l'on doit dégager rapidement de sa vie. Des personnes comme lui... 

L'intuition m'avait alertée dès prémices de cette amitié. Je maintiens encore une fois que toutes les réponses sont en nous. Pas besoin de perdre son énergie pour le comprendre. Personne n'est parfait mais les parasites ne méritent pas notre attention ni même notre gentillesse.

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Publié par CamilleG - dans Enquêtes & vous
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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 23:13

Je ne sais pas vous mais pour ma part ces derniers mois j'ai l'impression de lire PARTOUT que le spirituel est la clé à tous les problèmes occidentaux. Pardon, le spirituel ET le YOGA. Of course. L'un ne va pas sans l'autre. Je devrais même ajouter à ce combo les incontournables "chakra" et "karma".

D'où vient cette euphorie hindouisme / bouddhisme / sikhisme, et j'en passe ? 

Le film adapté du livre d'Elizabeth Gilbert paru en 2006 "Eat, Pray, Love", mettant en scène la belle Julia Roberts, sorti en 2010 pourrait bien être la base d'un mouvement médiatique qui se démocratise d'année en année. Sur le papier l'idée est jolie et utopique : tout plaquer pour mieux se retrouver à l'autre bout du monde. 

Se reconnecter à soi : bullshit concept ?

Ce film retrace l'expérience de la romancière Elizabeth Gilbert ayant, à 32 ans, quitté mari et maison, avant de fuir en vacances à Bali. Elle y rencontre un soigneur lui prédisant qu'elle reviendrait à Bali et travaillerait avec lui. Après son divorce, elle passe 4 mois en Italie pour manger, quatre mois en Inde pour prier afin de trouver sa spiritualité et achève l'année à Bali, en Indonésie, à la recherche de l'amour. Durant le voyage, elle écrit ses histoires qui auront pour titre Manger, prier, aimer.

Fin de la parenthèse cinéphile.

Quand je vois que des filles de mon âge transpirent le bien-être, la confiance en soi (peut-être même un peu trop parfois, parce que s'afficher toujours à moitié nue c'est un peu du voyeurisme, pas sûr que les indonésiennes fassent de même) et semblent hyper épanouies... grâce au yoga et à des principes spirituels, je me dis que tout le monde peut alors leur ressembler. Pourquoi pas moi ? Parce que mes chakras sont certainement fermés ou bouchés, ou alors en mode off.

Ne plus se prendre la tête avec des histoires superficielles, faire la part des choses, laisser les gens parler. N'accorder de l'importance qu'à ce qui nous semble bon pour nous. Tout cela pour mieux se reconnecter à son "moi" intérieur. 

Serait-ce la crise de la trentaine ? Ou une crise lambda que de vouloir repenser sa manière de voir et de ressentir les choses ? Bien sûr que non. Au fond de nous, on en a tous (souvent un peu) marre des occidentaux et de leur mode de vie. Toujours s'enrichir, parfois même au détriment des autres (coucou Fillon et toute la clique), écraser les autres pour arriver à ses fins (surtout dans le milieu professionnel), devoir masquer tout signe de sensibilité et paraître fort. Mais pourquoi et surtout pour qui ?
 

Se reconnecter à soi : bullshit concept ?

Bali. Il parait que l'on revient transformé.
A vrai dire je n'y crois pas vraiment. Leur mode de vie n'est pas complètement applicable à nos pays de riches insatisfaits. Eux ils n'ont presque rien. Nous, tout. Et pour autant ils semblent plus relax que nous. Et pour être honnête, je n'ai pas envie de pratiquer le yoga ou rejoindre des "retraites" de la sorte. Une semaine, entourée de touristes, dans le but de repartir sur des bonnes vibes. Doit-on payer si cher (comptez entre 1 000 et 3 000 euros la semaine) et faire 19 heures d'avion pour se sentir mieux ? A la prochaine crise où iront-ils ?

Le bonheur est au fond de soi.
Il suffit de supprimer et de prendre le large de tout ce qui nous apporte trop de mauvaises ondes et de se concentrer sur ce qui nous semble "bien" et "juste". Tenter de penser positivement et d'agir toujours avec bienveillance. A mon sens, fuir la réalité finira toujours pas nous rattraper.

J'ai fait un tour à Bali, parce que l'Asie et moi c'est une grande histoire (et surtout parce que je ne me sens pas encore prête pour fouler le sol indien). J'ai croisé des voyageurs en quête de zenitude. Des femmes surtout. Un faciès glacial et un air hautain, leur tapis de yoga sous le bras, sont-elles ici pour chercher l'inspiration et tendre à devenir meilleure ? Ou sont-elles simplement là pour étoffer leurs albums photos de Facebook ou d'Instagram ?

Alors je vous pose la question, la quête du spirituel est-elle un business ?

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 08:34

On entend (trop) souvent la gente féminine se plaindre de "faire tous les efforts du monde" dans leur couple alors que Monsieur "attend que ça se passe". Fausse ou bonne accusation ?

Nous avons toutes déjà hurlé à la mort sur notre mec en lui expliquant que si le couple ne fonctionnait plus ce n'était pas du tout de NOTRE faute ! La preuve : on a TOUT fait pour que ça marche ! On s'est investi à 160% alors que lui... ne faisait pas grand chose.

Nous devions trouver toutes les idées pour occuper les week-ends, dénicher des bons plans de vacances, parler d'autres choses que de nos copines...  Bref on sortait de notre petite sphère personnelle. Et si on tentait de le laisser prendre les choses en main, c'était un sketch. A l'écouter on pouvait rester à tourner en rond dans l'appartement sans en sortir de la journée. Génial. Merci bien. Au revoir. Hasta la vista. Ciao.

Non je suis pas une féministe mais...

C'est un fait courant et vrai : il existe une dissymétrie du don et de l'investissement dans la relation homme-femme. Et si j'allais plus loin, je rajouterai même une "non-reconnaissance", voire de l'ingratitude de la part de notre cher et tendre face à tous nos efforts. Nous nous plaignons, souvent pour ne pas dire TOUJOURS, de donner trop et de recevoir peu ou presque pas.

Nous avons l'impression de faire TOUT ce qu'il faut de bien et de bon pour que notre couple fonctionne.

Couple : les femmes portent-elles trop la relation ?

Le hic de l'histoire ? 
Certainement trop poussée par la peur de l'abandon, le fort besoin de se sentir aimée et de trop vouloir compter pour l'autre, nous voilà à faire n'importe quoi. Mais le souci c'est que l'on ne devrait pas donner pour attendre en retour. On devrait offrir de l'amour sans contrepartie. Sinon c'est la catastrophe et la frustration assurées. 

Des psychologues / psychiatres (toute la clique) s'attachent à croire que l'éducations des filles en serait la cause. Nous sommes habituées dès le plus jeune âge au sens du sacrifice et aux concessions. Nous nous portons au service et à la disposition de l'autre assez naturellement. C'est flippant. Nous sommes des Cendrillon en herbe ! WAKE-UP.

Ce "gentil" trait de caractère, finalement pas inné, nous pousse à décrypter les besoins de Monsieur sans qu'il n'ait besoin de prononcer un mot. 

Au temps des mammouths...
Revenons en arrière pour comprendre. Pendant que les hommes chassaient silencieusement (c'était davantage pratique pour éviter que le gibier ne fuit) et solitairement, les femmes papotaient entre elles et s'occupaient de leur progéniture. La parole est au fil du temps devenue un élément nous caractérisant plutôt bien ! Même chose pour "prendre soin" des autres. Pour nous c'est même devenu "normal". Aujourd'hui, nous portons le même constat : l'homme donne des actes. La femme, elle, offre des actes ET des paroles. La nana est donc doublement généreuse ahah !

Remarquez tant mieux ! Cela fait de nous des êtres bienveillants au don de générosité naturel.

Sauf que nous serions de vieilles sorcières démoniaques...
D'un point de vue masculin, nos tentatives de trop bien faire sont le fruit d'une stratégie d'appropriation et de contrôle. Pire, nous pouvons leur rappeler l'invasion maternelle. Nous osons empiéter sur le territoire du mâle. Territoire bien défendu. Alors que nous nous engageons plus aisément et avec sérieux dans une relation de couple, ces messieurs, eux, disons-le franchement, galèrent ! Et oui ! Pour les mecs, s'investir = devoir renoncer aux autres femmes. Une dure épreuve à accepter pour la gente masculine.

Ce qu'il faut retenir ?
Chacun devrait donner ce qu'il veut sans attendre de gestes en retour. Evitons de croire que notre façon de faire est la bonne et qu'il n'en existe pas d'autres. Retenons que nous ne comprendrons jamais à 100% l'autre et que nous ne pourrons pas l'aimer tel qu'il le voudrait. Faisons de notre mieux, c'est le plus simple.

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